Medadom·Téléconsultation

Norvège NO

72.3
score /100
Europe de l'Ouest & Nord
Neutre Feu orange RH 88/100Borne 38/100 Confiance moyenne41 sources
Priorité — Neutre. L'apotekforskriften § 40 interdit à un prescripteur de dispenser des soins organisés en officine et la folketrygdloven § 5-4 réserve le remboursement au médecin conventionné avec une commune — mais la merknad B9 finance explicitement la vidéoconsultation assistée dans les satellites de garde communaux.

La Norvège n'a aucune loi ni aucun règlement spécifique à la téléconsultation : la télémédecine y est licite parce que la législation sanitaire est technologiquement neutre et qu'aucun texte ne la restreint. Le seul filtre juridique est l'exigence générale de « forsvarlighet » (pratique professionnellement défendable) de l'art. 4 de la loi sur le personnel de santé : c'est au médecin, acte par acte, d'apprécier si le distanciel suffit. Le cadre s'est en revanche densifié en 2026 : depuis le 1er avril 2026, tout médecin traitant (fastlege) a l'obligation réglementaire d'offrir des consultations par vidéo, texte et téléphone, et la nomenclature publique (normaltariffen) définit précisément la « digital konsultasjon » et la rémunère à parité avec le présentiel. Le régime est donc permissif sur le fond, mais l'accès au financement public est très étroitement conditionné (voir bloc F).

Statut de la TLC
autorisée
Primo-consultation
autorisée
Quota
aucun
Salariat
autorisé
Part variable
autorisée
Capital étrangers
oui
Remboursement
oui
Faisabilité borne
faible
Montage retenu
AS norvégienne détenue à 100 % contractant avec des communes pour l'exploitation d'une legevakt ou d'un satellite de garde — éprouvé (financé par la merknad B9)

Points positifs

  • Aucune loi spécifique à la téléconsultation, aucun agrément de plateforme, aucun quota : le cadre est technologiquement neutre et la primo-consultation à distance est licite sans lien préalable ni examen physique.
  • Aucune doctrine de corporate practice of medicine et — vérification faite sur le texte intégral des Etiske regler for leger, révision 2025 — aucune règle d'indépendance anti-productivité ni interdiction du partage d'honoraires : le salariat de médecins par une société commerciale et une part variable majoritaire indexée sur les actes personnellement réalisés sont l'un et l'autre licites. C'est l'une des juridictions les plus permissives de l'étude sur le bloc RH.
  • Capital intégralement ouvert aux non-médecins et aux étrangers, sans plafond ni partenaire local imposé ; formalité unique de déclaration (helsepersonelloven § 18).
  • Pas de localisation imposée des données de santé : hébergement dans l'EEE sans difficulté, conformité au Normen exigée par voie contractuelle et non par certification d'État.
  • Remboursement public de la consultation numérique à parité stricte avec le présentiel (193 NOK vidéo contre 194 NOK présentiel), et obligation réglementaire faite depuis le 1er avril 2026 à tout médecin traitant d'offrir vidéo, texte et téléphone : la demande institutionnelle de solutions distancielles est en pleine expansion.
  • Le modèle de téléconsultation ASSISTÉE existe, est validé et est financé — mais dans les satellites de garde communaux : la merknad B9 rémunère explicitement la vidéoconsultation où le patient est assisté par du personnel soignant dans un satellite.
  • Dépense de santé par habitant parmi les plus élevées d'Europe (85 845 NOK, environ 7 340 €), pouvoir d'achat élevé, marché privé payant déjà constitué (Dr.Dropin à 375 NOK l'acte, 874 000 assurés santé privés).

Points bloquants

  • DIRIMANT SUR LE CANAL OFFICINAL : l'apotekforskriften § 40 interdit à un titulaire du droit de prescrire de dispenser des soins organisés dans une officine. Ce texte a été appliqué à une configuration identique à celle de Medadom — bornes fixes Kry en pharmacies Vitusapotek — enjointes d'arrêt par le Legemiddelverket le 26 septembre 2017, puis déclarées illégales par le ministère de la Santé le 27 février 2018 au motif que l'officine « organise un service médical concret en installant à demeure des iPad connectés à des médecins ». Texte inchangé au 6 août 2026. Le canal pharmacie — cœur du modèle Medadom — est fermé en Norvège.
  • L'apotekloven § 2-3 (CINQ lettres a à e, texte consolidé relevé mot à mot le 7 août 2026) interdit en outre l'imbrication capitalistique entre officine et exercice médical : une entreprise « qui prend des malades en traitement » ne peut pas obtenir de concession officinale (lettre b), ni détenir 10 % ou plus d'un concessionnaire — non plus qu'une entreprise qui la contrôle (lettre c) — et un concessionnaire ne peut lui-même avoir le contrôle d'une entreprise de soins (lettre e). Une coentreprise capitalistique avec une chaîne d'officines est donc fermée dans les deux sens. Le § 2-13 alinéa 1 permet au surplus au ministère de RETIRER une concession existante si les conditions du § 2-3 cessent d'être remplies : une prise de contrôle ultérieure ne sécurise donc pas le montage.
  • VERROU DE SOLVABILITÉ : la folketrygdloven § 5-4 réserve le remboursement aux médecins titulaires d'une convention individuelle de médecin traitant avec une commune ou d'une convention de subvention avec une entreprise régionale de santé, sauf garde communale et urgence. Une société ne peut PAS être titulaire d'un contrat de médecin traitant (fastlegeforskriften § 2 et § 8 : le fastlege est soit salarié de la commune, soit indépendant). Un opérateur privé salariant ses médecins est donc structurellement hors remboursement public : le patient paie 100 %. Verrou réversible par voie réglementaire, cependant : le § 5-4 al. 4 habilite le ministère à élargir par forskrift le cercle des médecins ouvrant droit au remboursement.
  • La merknad B9 réserve la consultation numérique remboursée au médecin traitant du patient ou à son remplaçant, et ne reconnaît comme assistants qu'un soignant employé par le cabinet du fastlege, par les services communaux de santé ou par le service d'ambulance — jamais un pharmacien.
  • Marché étroit : 5,63 millions d'habitants, déjà couverts par un système public dense, avec la 4e densité médicale de l'OCDE. La pénurie porte sur les médecins traitants dans le Nord et les districts, pas sur les zones à fort potentiel commercial.
  • Concurrence installée et intégrée au système : Kry, Dr.Dropin, Legevisitt sur le privé ; services publics municipaux de vidéoconsultation (Oslo) et satellites de garde sur le public.
  • Fenêtre politique défavorable : proposition gouvernementale d'imposer un agrément aux prestataires privés de santé, motivée par la volonté de contenir les acteurs commerciaux ; commission Bovim rendant son rapport le 1er novembre 2026 ; budget 2026 déjà restrictif envers le privé.
Confiance : moyenne — Fiche soumise à une vérification adversariale complète le 7 août 2026, textes primaires téléchargés et relevés mot à mot (et non résumés par un intermédiaire) : apotekloven §§ 2-2, 2-3, 2-13 ; apotekforskriften §§ 21 et 40 ; folketrygdloven § 5-4 ; fastlegeforskriften FOR-2025-12-02-2405 §§ 2, 8, 10, 16, 22, 41 et merknader ; helsepersonelloven §§ 2, 9, 16, 18 ; normaltariffen (takster 2ad, 2av, S2ad, S2av ; merknader B1 et B9) ; Etiske regler for leger dans leur intégralité (révision 2025) ; recommandation antibiotiques du Helsedirektoratet ; rapport de contrôle Helfo ; commentaire officiel du Helsedirektoratet sur le champ d'application territorial ; SSB. TROIS AFFIRMATIONS ONT ÉTÉ RÉFUTÉES ET CORRIGÉES : (i) l'apotekloven § 2-3 comporte CINQ lettres a à e — une rédaction antérieure affirmait à tort qu'il n'en comportait que quatre et qu'il n'existait pas de lettre e ; (ii) la règle sur les « méthodes et canaux de communication » des Etiske regler est à l'article I § 9 et non I § 8, et le § 9 contient bien l'interdiction faite au médecin de se laisser contraindre à des méthodes qu'il juge incorrectes, contrairement à ce qu'affirmait une note de correction antérieure ; (iii) le chiffre de population 5 633 770 se rapporte au 31 mars 2026 et non au 1er janvier 2026. Le canal de distribution officinal de Kry et Legevisitt par Apotek 1 a par ailleurs été ramené à « non déterminé », la source citée ne l'établissant pas. Deux réserves justifient de rester à « moyenne » plutôt que de monter à « élevée ». (1) La décision ministérielle de février 2018 déclarant illégale la téléconsultation en officine — élément décisif du bloc E — n'est accessible que par la presse spécialisée (Dagens Medisin Pharma, Farmatid), qui en reproduit toutefois des extraits mot à mot ; le texte réglementaire qui la fonde a été lu directement et n'a pas été modifié depuis 2001. (2) La position officielle norvégienne sur l'arrêt CJUE C-115/24 et sur la fourniture transfrontalière de téléconsultation depuis un établissement situé dans un autre État de l'EEE reste introuvable : le Helsedirektoratet lui-même qualifie la question de non tranchée. Certains éléments de conjoncture (Helsepersonellplan 2040, agrément des prestataires privés) reposent encore sur des relais de seconde main, regjeringen.no étant inaccessible à la consultation automatisée. Aucun chiffre ni aucune règle n'a été extrapolé depuis un pays voisin.

A · Cadre légal de la téléconsultation

Statut
autorisée
Synthèse
La Norvège n'a aucune loi ni aucun règlement spécifique à la téléconsultation : la télémédecine y est licite parce que la législation sanitaire est technologiquement neutre et qu'aucun texte ne la restreint. Le seul filtre juridique est l'exigence générale de « forsvarlighet » (pratique professionnellement défendable) de l'art. 4 de la loi sur le personnel de santé : c'est au médecin, acte par acte, d'apprécier si le distanciel suffit. Le cadre s'est en revanche densifié en 2026 : depuis le 1er avril 2026, tout médecin traitant (fastlege) a l'obligation réglementaire d'offrir des consultations par vidéo, texte et téléphone, et la nomenclature publique (normaltariffen) définit précisément la « digital konsultasjon » et la rémunère à parité avec le présentiel. Le régime est donc permissif sur le fond, mais l'accès au financement public est très étroitement conditionné (voir bloc F).
Textes de référence
  • intitule Lov om helsepersonell m.v. (helsepersonelloven) — LOV-1999-07-02-64, en particulier §§ 2 (champ d'application territorial), 4 (forsvarlighet), 6 (usage des ressources), 9 (interdiction des cadeaux et commissions), 11 (prescription), 13 (publicité), 16 (organisation de l'entreprise), 18 (déclaration d'activité privée), 48 a (autorisation)autorite Storting / Helse- og omsorgsdepartementetdate entree vigueur 2001-01-01date derniere modification 2026-06-19S1
  • intitule Forskrift om fastlegeordning i kommunene (fastlegeforskriften) — FOR-2025-12-02-2405, § 16 al. 2 lettre d : obligation d'offrir des consultations numériques (vidéo, texte, téléphone)autorite Helse- og omsorgsdepartementetdate entree vigueur 2026-01-01date derniere modification 2026-06-15S3
  • intitule Normaltariffen — nomenclature des actes remboursés par la folketrygd : takster 2ad (consultation), 2as/2at/2av (consultation numérique texte / téléphone / vidéo), merknad B1 et B9autorite Helse- og omsorgsdepartementet / Den norske legeforening (accord tarifaire annuel)date entree vigueur 2026-07-01date derniere modification 2026-07-01S4
  • intitule Lov om folketrygd (folketrygdloven) § 5-4 — condition d'accès au remboursement des soins médicauxautorite Stortingdate entree vigueur 1997-05-01date derniere modification 2012-01-01S5
  • intitule Forskrift om apotek (apotekforskriften) — FOR-2001-02-26-178, § 21 (locaux) et § 40 (prestation de services dans l'officine)autorite Helse- og omsorgsdepartementetdate entree vigueur 2001-03-01date derniere modification 2026-01-15S10
  • intitule Forskrift om rekvirering og utlevering av legemidler m.m. — FOR-2022-06-02-977autorite Helse- og omsorgsdepartementetdate entree vigueur 2022-09-16date derniere modification non déterminéS17
Primo-consultation à distance
autoriséeAucun texte n'exige de relation thérapeutique préexistante ni d'examen physique préalable. Le survey IBA formule la règle sans ambiguïté : la légalité de la télémédecine dépend uniquement de la capacité du soignant à respecter l'exigence de forsvarlighet (helsepersonelloven § 4) au cas d'espèce, et les téléservices patient-médecin sont admis. La pratique le confirme : Kry, Dr.Dropin et le service public municipal « Kommunal nettlege » d'Oslo réalisent des primo-consultations vidéo auprès de patients qu'ils ne connaissent pas. Une réserve normative existe cependant, et la vérification adversariale du 7 août 2026 (page Helsedirektoratet relevée directement, métadonnée de dernière mise à jour 2026-06-30) la durcit encore. La recommandation nationale sur les antibiotiques en soins primaires est classée « Anbefaling - Sterk » (recommandation FORTE) et dispose : « Leger bør som hovedregel ikke skrive ut antibiotika uten å foreta klinisk - og eventuelt supplerende undersøkelser » — les médecins ne devraient en règle générale pas prescrire d'antibiotique sans examen clinique et, le cas échéant, examens complémentaires. Le verbe est « bør » (devrait) et non « skal ikke » : c'est une recommandation de bonne pratique opposable en responsabilité au titre du forsvarlighet, non un interdit. Point supplémentaire relevé en vérification et absent des rédactions précédentes : parmi les conditions énumérées pour qu'une prescription d'antibiotique à distance reste défendable figure explicitement la « Kjennskap til pasienten » (connaissance du patient : maladies chroniques, traitements en cours, allergies, observance, épisodes antérieurs, risque de complications). C'est la seule contrainte identifiée en Norvège qui pénalise structurellement un modèle de PRIMO-recours anonyme — elle ne rend pas la primo-consultation illicite, mais elle restreint en pratique le périmètre thérapeutique atteignable sans dossier ni examen. S'y ajoute, sur le terrain déontologique, l'article I § 9 des Etiske regler for leger, qui impose au médecin de ne recourir qu'aux méthodes ET AUX CANAUX DE COMMUNICATION qu'un exercice défendable justifie. Le modèle de borne équipée de dispositifs médicaux connectés, qui permet précisément un examen clinique instrumenté, répond directement à cette double réserve — c'est même l'argument central à documenter pour une entrée norvégienne.S14S1S18S27S29
Lien préalable patient-médecin exigé
nonAucune exigence légale de lien préalable. ATTENTION à ne pas confondre légalité et remboursement : la merknad B9 de la normaltariffen définit la consultation numérique comme « une communication électronique ou téléphonique entre le patient et SON médecin traitant ou son remplaçant », et exige que ce médecin ait la responsabilité de prise en charge du patient. C'est une condition de prise en charge par la folketrygd, pas une condition de licéité de l'acte. Un opérateur privé peut donc réaliser des primo-consultations à distance en toute légalité — mais en dehors du remboursement public.S4S14
Modalités imposées
nonAucune modalité n'est imposée : vidéo, texte et téléphone sont toutes trois définies et remboursées (takster 2as, 2at, 2av). Deux exigences accompagnent l'acte : la consultation numérique doit se tenir « sur un lieu de soin adapté » (egnet behandlingssted) et la communication doit respecter la Norm for informasjonssikkerhet (« Normen »), référentiel sectoriel de sécurité de l'information. La consultation doit être commandée ou convenue à l'avance avec le patient (sauf urgence), être documentée dans le dossier et comporter une évaluation médicale. Le fiche technique Normen n° 54 sur la vidéoconsultation impose une analyse de risque, une AIPD, des procédures et un accord de sous-traitance ; elle admet expressément l'usage soit d'un équipement de l'établissement, soit de l'équipement privé du patient.S4S15
Prescription à distance
autorisée avec restrictionsLa prescription à distance est courante et intégrée : l'écriture d'une ordonnance électronique est un acte tarifé (takst 1i) et la merknad B1 inclut la rédaction d'ordonnances dans la consultation. Aucune exclusion tenant à la modalité distancielle. La contrainte pratique est infrastructurelle : pour émettre une e-resept, l'opérateur doit être raccordé au Reseptformidleren via une convention d'adhésion à Norsk Helsenett, laquelle emporte obligation de conformité au Normen. Depuis 2026 l'arrêt de travail (sykmelding) peut également être délivré en consultation numérique si les conditions de la folketrygdloven § 8-7 sont réunies — évolution notable, car en 2022 le survey IBA relevait encore qu'il exigeait en pratique une consultation physique.exclusions
  • prescripteurs : réservée aux médecins et dentistes (helsepersonelloven § 11), titulaires d'une autorisation norvégienne
  • groupe A (stupéfiants) : itération interdite, quantité maximale équivalant à 3 mois de traitement
  • groupe B (médicaments accoutumants) : itération très encadrée
  • vérification d'identité obligatoire si le patient est inconnu du prescripteur (forskrift 2022 § 5-4)
  • antibiotiques : la recommandation nationale (Helsedirektoratet, maj 30/06/2026, classée « Anbefaling - Sterk ») énonce que « les médecins ne devraient en règle générale pas prescrire d'antibiotique sans réaliser un examen clinique et, le cas échéant, des examens complémentaires » — formulation « bør » (recommandation), non « skal ikke » (interdiction) ; la connaissance préalable du patient (Kjennskap til pasienten) figure parmi les conditions rendant une prescription à distance défendable
S1S17S4S18S14

B · Contraintes pesant sur les médecins

Certification TLC exigée
nonAucune certification, formation ou enregistrement spécifique à la téléconsultation. Le survey IBA répond explicitement qu'il n'existe ni exigence de formation particulière (Q11), ni exigence d'enregistrement des médecins pratiquant la télémédecine au-delà de l'inscription générale au registre national du personnel de santé (HPR) (Q12), ni licence spéciale pour les prestataires institutionnels de télémédecine (Q13).S14S38
Quota de téléconsultation
Recherche active menée, en norvégien, sur la fastlegeforskriften, la normaltariffen, les rapports de contrôle Helfo et les modifications tarifaires du 1er juillet 2026 : aucun plafond en pourcentage, en volume absolu ou en honoraires n'a été identifié. Réponses aux cinq sous-questions du socle : (i) existe-t-il un plafond ? NON ; (ii) base de calcul ? sans objet ; (iii) période ? sans objet ; (iv) médecin ou établissement ? sans objet ; (v) le médecin salarié d'une plateforme est-il visé individuellement ? sans objet. Le contrôle Helfo publié sur l'usage des takster d'e-consultation porte exclusivement sur la QUALIFICATION de l'acte (existence d'une évaluation médicale, documentation au dossier, distinction avec le simple contact patient) et non sur un volume. À l'inverse du modèle français ou allemand, la Norvège ne limite pas la part distancielle : elle l'IMPOSE, la fastlegeforskriften § 16 al. 2 d obligeant depuis le 1er avril 2026 tout fastlege à offrir des consultations vidéo, texte et téléphone. La contrainte norvégienne est ailleurs : dans l'accès même au remboursement (voir F).existe nonpourcentage aucunbase de calcul sans objetperiode reference sans objetsanction sans objetS3S4S21S8S25
Territorialité du médecin
presence physique pays exigee nonLe survey IBA répond « Non » à la question des exigences de localisation géographique applicables à la fourniture de services de télémédecine (Q17). La helsepersonelloven § 2 dispose que la loi s'applique au personnel de santé et aux entreprises « qui dispensent des soins dans le Royaume » ; le commentaire officiel du Helsedirektoratet précise que le personnel opérant depuis l'étranger vers des patients situés à l'étranger sort du champ, et reconnaît explicitement que la situation transfrontalière (services de santé en ligne fournis depuis une plateforme établie à l'étranger vers des patients norvégiens) reste une question non tranchée, appelant une appréciation au cas par cas. Contrainte pratique dirimante en revanche : sans autorisation norvégienne le médecin ne peut ni prescrire dans le Reseptformidleren ni accéder au kjernejournal. Sur l'arrêt CJUE C-115/24 du 11 septembre 2025 consacrant le principe du pays d'origine en télémédecine : la Norvège, membre de l'EEE et non de l'UE, est liée par les directives 2011/24/UE et 2000/31/CE intégrées à l'accord EEE, mais aucune prise de position norvégienne (autorité, contentieux, doctrine officielle) n'a été trouvée — non déterminé. La réserve du socle vaut ici pleinement : le modèle Medadom, hybride par construction (borne, dispositifs connectés, assistance d'un tiers), risque de ne pas relever de la définition stricte de la télémédecine retenue par la Cour.S14S1S2S31inscription ordre local exigee ouiLa Norvège n'a pas d'ordre des médecins au sens français : la Den norske legeforening est une association professionnelle d'adhésion volontaire, dont les « Etiske regler for leger » n'engagent que ses membres. Ce qui est obligatoire, c'est l'autorisation d'État (autorisasjon) délivrée par le Helsedirektoratet en application de la helsepersonelloven §§ 48 et suivants, avec inscription au registre national Helsepersonellregisteret (HPR), qui porte notamment le droit de prescrire. La supervision relève du Statens helsetilsyn, qui peut retirer l'autorisation.S1S14S38reconnaissance diplomes etrangers automatique pour l'EEE, procédure lourde hors EEEDiplômes UE/EEE : reconnaissance au titre de la directive 2005/36/CE, intégrée à l'accord EEE ; le Helsedirektoratet indique qu'AUCUNE exigence de connaissances linguistiques n'est posée pour l'obtention de l'autorisation par un candidat formé dans l'UE/EEE — la responsabilité linguistique repose sur l'employeur au titre du forsvarlighet. Hors EEE : parcours nettement plus lourd, avec évaluation du diplôme, épreuve professionnelle norvégienne (fagprøven, organisée par l'Université d'Oslo) et exigence de norvégien niveau B2. La Norvège n'étant pas membre de l'UE, elle applique ces règles via l'accord EEE ; il n'existe pas de carte professionnelle européenne pour les médecins.S38S37S14
Patient sur le territoire
nonAucune exigence identifiée quant à la localisation du patient (IBA Q17 : pas d'exigence de localisation géographique). En revanche, le remboursement suppose la qualité de membre de la folketrygd, donc en pratique la résidence en Norvège. Le service public d'Oslo « Kommunal nettlege » réserve ainsi son accès aux personnes domiciliées à Oslo.S14S5S27
Parcours de soins imposé
ouiLe fastlege est le pivot du système et joue un rôle de portier : une orientation (henvisning) est nécessaire pour accéder aux soins spécialisés et à leur prise en charge. La fastlegeforskriften § 22 impose au fastlege de prioriser les habitants de sa propre liste, avec une offre de consultation normalement sous cinq jours ouvrés. Le plafond de liste est de 2 500 personnes (§ 10). Un patient peut consulter un autre médecin, mais un supplément est alors facturé (takst 2hd pour un patient inscrit chez un autre fastlege ; takst 2bd, non remboursée, 131 NOK, pour un patient hors fastlegeordning).S3S4S43

C · Salariat et rémunération variable

Salariat par une société commerciale
autoriséLe modèle est massivement éprouvé sur le segment privé : Dr.Dropin (plus de 50 médecins en médecine générale, cliniques physiques + vidéo à prix fixe), Kry, Aleris, Volvat opèrent tous comme sociétés commerciales employant ou contractant des médecins. La seule formalité est la déclaration de la helsepersonelloven § 18 : le professionnel autorisé exerçant en secteur privé déclare à la commune ou à l'entreprise régionale de santé l'ouverture, la reprise ou la cessation de son activité — simple déclaration, pas d'agrément. RÉSERVE STRUCTURANTE : une société NE PEUT PAS être titulaire d'un contrat de médecin traitant. La fastlegeforskriften § 2 ne connaît que deux statuts de fastlege — salarié de la COMMUNE ou travailleur indépendant — et § 8 impose une convention INDIVIDUELLE entre la commune et chaque médecin. Le salariat par une société commerciale est donc pleinement licite, mais il ferme la voie du remboursement par la fastlegeordning (voir F et les montages ci-dessous).doctrine cpom Aucune doctrine de corporate practice of medicine en droit norvégien. Aucun texte ne réserve la détention d'une structure de soins à des médecins, ni n'interdit à une société commerciale d'employer des médecins et de facturer les actes en son nom. Le contrepoids est purement fonctionnel : helsepersonelloven § 16 impose que « toute entreprise dispensant des soins soit organisée de manière à permettre au personnel de santé de respecter ses obligations légales », et § 4 al. 3 réserve au médecin la décision médicale. Le pré-classement ⚪ du socle est donc levé : la Norvège est 🟢 sur le salariat privé.S1S3S14S28S29
Rémunération variable indexée
autoriséeTest en trois questions du socle, appliqué dans l'ordre. (1) La société peut-elle employer des médecins et facturer l'acte en son nom ? OUI pour l'activité privée (voir ci-dessus). (2) Existe-t-il une règle interdisant au médecin SALARIÉ d'accepter une rémunération liée à la productivité ou au chiffre d'affaires ? NON. Le texte intégral des « Etiske regler for leger » (dernière révision 2025) a été lu : il ne comporte AUCUN chapitre « exercice salarié », AUCUNE règle anti-productivité, AUCUNE interdiction du partage d'honoraires. C'est la différence majeure avec la France (R.4127-97 CSP), l'Allemagne (§ 23 MBO-Ä), la Suisse (art. 31 SO FMH) ou l'Italie. La règle la plus proche est la helsepersonelloven § 9, qui interdit au personnel de santé de recevoir « cadeau, commission, service ou autre avantage de nature à influencer indûment ses actes professionnels » — mais le commentaire officiel du Helsedirektoratet vise les avantages consentis par des TIERS (industrie, fournisseurs, patients) et n'aborde pas les schémas de rémunération employeur-salarié. (3) Le bonus est-il assis sur des actes personnellement réalisés, sans composante d'adressage ? C'est la seule limite réelle : les Etiske regler II § 8 disposent que « la pratique d'orientation ne doit pas être guidée par des intérêts économiques personnels ». Un bonus indexé sur des adressages vers un plateau technique interne serait donc contestable ; un bonus sur les actes personnellement réalisés ne l'est pas. Position publique du gouvernement (réponse de la ministre de la Santé au Storting, 31 mai 2023, sur les bonus versés par un opérateur privé d'imagerie) : les dispositifs de rémunération « ne doivent pas avoir d'effets négatifs » sur la qualité — attente de supervision, pas une prohibition ; la ministre relevait qu'aucun lien n'avait été établi entre les problèmes de qualité constatés et les bonus.regles applicables
  • helsepersonelloven § 4 — forsvarlighet : la charge et le rythme ne doivent pas dégrader la qualité
  • helsepersonelloven § 6 — usage des ressources : ne pas causer de perte de temps ou de dépense inutile au patient, à l'institution ou à la folketrygd (garde-fou contre la sur-prescription d'actes)
  • helsepersonelloven § 9 — interdiction des cadeaux, commissions et avantages de nature à influencer indûment les actes professionnels (vise les tiers)
  • helsepersonelloven § 16 — l'entreprise doit être organisée de façon à permettre au personnel de respecter ses obligations légales
  • Etiske regler for leger, I § 8 — « En lege skal i sin virksomhet ta hensyn til pasientens økonomi og ikke beregne seg urimelige honorarer » : tenir compte de la situation financière du patient et ne pas facturer d'honoraires déraisonnables. C'est le SEUL contenu de ce paragraphe (correction de vérification adversariale du 7 août 2026 : une rédaction antérieure y logeait à tort la règle sur les canaux de communication, qui est au § 9)
  • Etiske regler for leger, I § 9 — RÈGLE LA PLUS PERTINENTE POUR LA TÉLÉCONSULTATION, relevée mot à mot sur le texte 2025 : « En lege skal ved undersøkelse og behandling kun ta i bruk metoder og kommunikasjonskanaler som forsvarlig legevirksomhet tilsier » (le médecin ne doit employer, pour l'examen et le traitement, que les méthodes ET LES CANAUX DE COMMUNICATION qu'un exercice défendable justifie) ; le même § interdit les méthodes exposant le patient à un danger inutile, celles dépourvues de fondement scientifique ou d'expérience clinique suffisante, et ajoute in fine : « En lege må ikke la seg presse til å bruke medisinske metoder legen finner faglig ukorrekte » (le médecin ne doit pas se laisser contraindre à employer des méthodes qu'il juge professionnellement incorrectes) — garde-fou d'indépendance opposable à un employeur, mais qui ne vise PAS la rémunération
  • Etiske regler for leger, III § 2 — le nom du médecin médicalement responsable doit figurer dans la communication, et la dénomination sociale et le numéro d'organisation doivent apparaître clairement sur le site internet
  • Etiske regler for leger, II § 8 — la pratique d'orientation ne doit pas être guidée par des intérêts économiques personnels
  • Etiske regler for leger, III § 3 — la publicité pour des services médicaux ne doit offrir aucun avantage annexe (remises, cadeaux, consultations gratuites) ; règle appliquée contre Dr.Dropin en 2019 pour un programme de points de fidélité
  • helsepersonelloven § 13 — la publicité des services de santé doit être défendable, sobre et objective
S13S1S26S14
Montages praticables
  • description Société norvégienne (AS) détenue à 100 % par Medadom, employant des médecins titulaires d'une autorisation norvégienne, activité entièrement privée facturée au patient ou à son assureur. Part variable indexée sur le nombre d'actes personnellement réalisés. Formalité : déclaration helsepersonelloven § 18 à la commune, adhésion à Norsk Helsenett pour l'e-resept.robustesse éprouvéS1S14S28S29
  • description Contrat avec une ou plusieurs communes pour l'exploitation d'une garde médicale (legevakt) ou d'un satellite de garde vidéo. La folketrygdloven § 5-4 al. 2 dispense de fastlegeavtale et de driftsavtale lorsque les soins sont dispensés par la garde médicale communale ou relèvent de l'urgence — c'est la seule voie identifiée permettant à des médecins salariés d'un opérateur d'ouvrir droit au remboursement public. La merknad B9 valide explicitement la facturation des takster de fastlege « pour les vidéoconsultations, dans les communes dotées d'une organisation de garde où la consultation est réalisée par un médecin de la centrale de garde principale, le patient étant assisté par du personnel soignant dans un satellite de garde ». Le projet Pilot legevakt du Helsedirektoratet a validé ce modèle, jugé satisfaisant par les patients et les soignants, et repris en exploitation courante par les districts pilotes.robustesse plausibleS5S4S30
  • description Modèle « fournisseur de services au cabinet » à la Kry : l'opérateur ne salarie pas le médecin traitant mais lui vend l'outil, la réception numérique et une couverture de remplacement ; le médecin conserve sa convention individuelle et ses honoraires remboursés. Contourne l'impossibilité pour une société de détenir un fastlegeavtale.robustesse éprouvéS28S3
  • description Distribution B2B2C par les assureurs santé et les employeurs : le forfait de téléconsultation est vendu à l'assureur (Gjensidige, SpareBank 1, JBF distribuent déjà Dr.Dropin) plutôt qu'au patient. Contourne l'absence de remboursement public sans toucher au cadre juridique médical.robustesse éprouvéS29S34
  • description Borne de téléconsultation en officine. À proscrire : montage déclaré illégal par le ministère de la Santé en 2018 (voir bloc E).robustesse risquéS10S11S12
Verdict RH
favorable

D · Implantation de la société

Capital ouvert aux non-médecins
ouiAucune restriction : aucun texte ne réserve le capital d'une structure de soins à des professionnels de santé. Le secteur privé norvégien est très largement détenu par des investisseurs financiers (Aleris/Triton, Dr.Dropin, Volvat). Seule obligation : la déclaration d'ouverture d'activité privée à la commune ou à l'entreprise régionale de santé (helsepersonelloven § 18). RÉSERVE PROSPECTIVE : le gouvernement a proposé d'élargir la possibilité d'imposer un régime d'agrément (godkjenningsordning) aux prestataires privés de santé, aujourd'hui limité aux soins spécialisés, notamment pour la médecine générale, au motif de préserver la ressource en personnel de santé.S1S14S23
Capital ouvert aux étrangers
ouiLiberté d'établissement au titre de l'accord EEE ; aucune obligation de partenaire local, aucun plafond de détention étrangère dans le secteur de la santé. Le contrôle des investissements étrangers ne s'exerce aujourd'hui qu'au titre de la loi sur la sécurité nationale (entreprises critiques) ; une loi dédiée de contrôle des investissements est en préparation à la suite du NOU 2023:28, mais l'inclusion du secteur de la santé dans son périmètre n'est pas déterminée.plafond aucunpartenaire local exige nonS14S1
Agrément de plateforme
nonAucun agrément de plateforme de téléconsultation. Le survey IBA répond explicitement qu'« aucune licence ni autorisation spéciale n'est requise pour les prestataires institutionnels de soins engagés dans des services de télémédecine » (Q13). Trois formalités seulement : (1) immatriculation de la société au registre Brønnøysund ; (2) déclaration helsepersonelloven § 18 ; (3) convention d'adhésion à Norsk Helsenett SF, indispensable pour l'e-resept, le kjernejournal et les échanges de messages — et qui emporte obligation contractuelle de conformité au Normen, sous peine d'exclusion. Point de vigilance : la proposition gouvernementale d'étendre le régime d'agrément aux prestataires privés de médecine générale changerait cette réponse si elle aboutit.delai estime non déterminé (aucune procédure d'agrément aujourd'hui ; délai d'adhésion à Norsk Helsenett non déterminé)S14S1S23
Données de santé
Pas d'obligation de localisation des données en Norvège. Le guide Normen sur le recours aux services d'informatique en nuage (8 juin 2023) organise expressément le recours à un sous-traitant hors UE/EEE, sous condition d'un fondement de transfert conforme au chapitre V du RGPD, d'un accord de sous-traitance, d'une analyse de risque et d'un dispositif de contrôle du fournisseur. Le survey IBA confirme que la seule contrainte de transfert est celle du chapitre V du RGPD et de la jurisprudence Schrems II. Hébergement dans l'EEE donc sans difficulté juridique. Le règlement EHDS sera transposé sous le nom de « helsedataforordningen » ; une consultation publique sur une nouvelle loi de mise en œuvre est en cours.localisation imposee noncertification requise Aucune certification d'État de type HDS. Conformité obligatoire par voie CONTRACTUELLE au « Normen » (Norm for informasjonssikkerhet og personvern i helse- og omsorgstjenesten), via la convention d'adhésion à Norsk Helsenett. Le Normen n'est pas juridiquement contraignant en lui-même mais reflète le niveau de sécurité exigé pour satisfaire au RGPD et aux lois sectorielles.regime RGPD (transposé par la personopplysningsloven) + pasientjournalloven (LOV-2014-06-20-42), pasientjournalforskriften (FOR-2019-03-01-168), helseregisterloven, forskrift om IKT-standarder i helse- og omsorgstjenesten (FOR-2015-07-01-853)S16S14S32

E · Faisabilité du modèle borne

Acte médical hors lieu de soin
autorisé sous conditionsIl n'existe pas en Norvège d'autorisation d'exploitation des lieux de soins primaires : ouvrir un cabinet privé relève d'une simple déclaration (helsepersonelloven § 18), et le tiers qui héberge une activité de soins ne devient PAS de ce fait un établissement de santé soumis à autorisation. Deux conditions encadrent l'acte hors mur : l'exigence générale de forsvarlighet (helsepersonelloven § 4) et, pour la facturation à la folketrygd, l'exigence que la consultation numérique se tienne « sur un lieu de soin adapté » (egnet behandlingssted, merknad B1 et B9). La merknad B9 va plus loin et reconnaît explicitement deux configurations de téléconsultation ASSISTÉE : (a) le satellite de garde, où le médecin est en centrale de garde et le patient assisté par du personnel soignant dans le satellite ; (b) la présence auprès du patient de personnel soignant EMPLOYÉ par le cabinet du fastlege, par les services communaux de santé ou par le service d'ambulance. Les actes techniques ne sont facturables pendant une consultation numérique que s'ils sont réalisés là où se trouve le patient ET par du personnel employé par le fastlege. Le pharmacien d'officine ne figure dans aucune de ces listes. Deux précisions relevées en vérification directe de la nomenclature le 7 août 2026, absentes de la première rédaction et qui durcissent l'analyse : (i) la merknad B1 dispose que « Taksten kan ikke kreves refundert med grunnlag i arbeid utført av hjelpepersonell alene » — la takst ne peut être remboursée sur la base d'un travail accompli par le seul personnel auxiliaire, ce qui interdit un modèle où la borne et son assistant produiraient l'essentiel de l'acte ; (ii) la merknad B9 précise que « Legen avgjør om slik konsultasjon skal tilbys pasientene » — c'est le médecin, et non l'exploitant de la borne, qui décide d'offrir ou non la consultation numérique, et le délai de réponse normal est de 5 jours ouvrés.S1S4S30
Pharmacien assistant
nonPOINT BLOQUANT MAJEUR, ET DIRECTEMENT SUR LE MODÈLE MEDADOM. L'apotekforskriften § 40 (« Tjenesteyting i apoteket ») dispose : « Une personne ayant le droit de prescrire des médicaments ne peut dispenser des soins organisés dans l'officine que si elle possède la formation visée à l'apotekloven § 4-1 premier alinéa [pharmacien provisor ou reseptar]. Ceci ne fait toutefois pas obstacle à ce qu'une personne ayant le droit de prescrire donne dans l'officine une information de santé neutre du point de vue des produits. » Un médecin ne peut donc pas dispenser de soins organisés dans une officine norvégienne. Ce texte a été appliqué à une configuration identique à celle de Medadom : en 2017, Norsk Medisinaldepot (chaîne Vitusapotek) a installé dans certaines officines des iPad fixes connectés à la plateforme de téléconsultation Kry, dans des espaces cloisonnés. Le Legemiddelverket a enjoint l'arrêt du service le 26 septembre 2017 sur le fondement du § 40, distinguant le fait de prêter passivement un terminal (admis) de l'organisation active d'un service médical (interdit) au motif du « lien inopportun entre l'obtention et la vente de médicaments ». NMD a retiré l'application le 2 octobre 2017 et formé recours. Le 27 février 2018, le ministère de la Santé (Helse- og omsorgsdepartementet) a rejeté le recours et CONCLU QUE LA CONSULTATION MÉDICALE NUMÉRIQUE EN OFFICINE EST ILLÉGALE. La motivation, citée mot à mot dans la décision reproduite par la presse spécialisée et revérifiée le 7 août 2026, délimite précisément le champ de l'interdit et donc la seule porte de sortie : « Si le patient se connecte lui-même, sur son propre téléphone ou similaire, à l'application KRY à l'intérieur ou à l'extérieur des locaux de l'officine, le ministère n'a pas à en juger. Ce qui est décisif pour le ministère, c'est que l'officine aménage un service médical concret en installant à demeure dans ses locaux des iPad prêts à l'emploi et déjà connectés aux médecins KRY, comme offre faite aux patients. Ici, ce n'est donc pas le patient (le client) qui décide quel médecin est contacté. » Autrement dit : c'est exactement la configuration d'une borne Medadom — terminal fixe, pré-connecté, mis à disposition par l'officine — qui est visée, tandis que l'usage par le patient de son propre appareil dans l'officine reste hors du champ de la décision. NMD avait au demeurant demandé au ministère d'envisager la suppression ou la modernisation du § 40 ; aucune suite n'a été identifiée. Le § 40 n'a pas été modifié depuis (version consolidée vérifiée au 6 août 2026, dernière modification du texte : 15 janvier 2026, portant sur d'autres dispositions). S'ajoute l'apotekforskriften § 21 : les locaux de l'officine doivent être nettement délimités et ne pas pouvoir être perçus comme une partie ou le prolongement naturel des locaux d'une autre entreprise. Enfin, la nomenclature ne reconnaît pas le pharmacien parmi les soignants pouvant assister une consultation numérique remboursée.S10S11S12S40S4
Dispositifs connectés
La Norvège applique le MDR par l'accord EEE : le marquage CE obtenu en France vaut en Norvège, sans procédure additionnelle. L'autorité compétente est le Direktoratet for medisinske produkter (DMP, ex-Legemiddelverket). Aucune exigence nationale spécifique n'a été identifiée pour les dispositifs connectés d'une borne, ni pour le logiciel de téléconsultation, au-delà des exigences du Normen et de la forskrift om IKT-standarder. Le survey IBA confirme l'absence d'exigences légales sur l'équipement électronique ou le débit internet pour la télémédecine (Q15).regime marquage CE (MDR (UE) 2017/745, intégré à l'accord EEE et transposé par la forskrift om medisinsk utstyr)S14S15
Capital officinal
ouvert aux non-pharmaciens et aux étrangers, mais interdit aux entreprises de soinsLa Norvège a libéralisé la propriété officinale par l'apotekloven du 2 juin 2000 (en vigueur le 1er mars 2001) : la concession de propriété (apotekkonsesjon) n'est pas réservée aux pharmaciens, les chaînes sont autorisées (un concessionnaire peut exploiter jusqu'à trois succursales), et le marché est de fait dominé par trois groupes intégrés. MAIS l'apotekloven § 2-3 (« Søkere som ikke kan gis apotekkonsesjon ») pose une séparation stricte entre officine et exercice médical. CORRECTION DE VÉRIFICATION ADVERSARIALE (texte consolidé Lovdata relevé mot à mot le 7 août 2026) : une rédaction antérieure de cette fiche affirmait que le § 2-3 ne comportait que QUATRE lettres a à d et qu'« il n'existe pas de lettre e ». C'est FAUX. Le § 2-3 comporte CINQ lettres, a à e. (a) La concession ne peut être délivrée si le demandeur détient un droit de prescription (rekvireringsrett), est fabricant industriel de médicaments, ou est « lié » (tilknyttet) à un tel fabricant OU à une entreprise « qui prend des malades en traitement » (foretak som tar syke i behandling) ; il en va de même s'il a de tels proches (nærstående), sauf dérogation ministérielle au cas par cas. (b) Ni si le demandeur EST une entreprise qui prend des malades en traitement ou une entreprise industrielle fabriquant des médicaments, ou est dirigé par une personne titulaire d'un droit de prescription ; sauf dérogation ministérielle, l'exigence vise le dirigeant, les membres du conseil et leurs proches, ainsi que tous les associés d'une société en nom collectif. (c) Ni si le demandeur est une entreprise détenue directement ou indirectement à 10 % ou plus par une personne titulaire d'un droit de prescription, par ses proches, par une entreprise qui prend des malades en traitement OU par une entreprise qui CONTRÔLE une telle entreprise ; le seuil vaut aussi pour les groupes de personnes agissant de concert ; la dérogation ministérielle n'est ouverte que pour les proches d'un titulaire du droit de prescription. (d) Ni si le demandeur est CONTRÔLÉ par un ou plusieurs fabricants industriels de médicaments ou par des entreprises détenant 10 % ou plus de tels fabricants — cette lettre vise les laboratoires, pas les entreprises de soins. (e) Ni si le demandeur A LE CONTRÔLE d'une entreprise qui prend des malades en traitement (« Søker har kontroll over et foretak som tar syke i behandling »), le contrôle étant défini par la loi comme le fait de se situer en amont dans une chaîne ininterrompue d'entreprises disposant d'une influence déterminante sur une minorité de blocage, ou sur un tiers ou plus des voix ou du capital de l'entreprise suivante. Conséquence directe pour Medadom, entreprise qui prend des malades en traitement : concession officinale impossible (lettre b) ; détention de 10 % ou plus d'un concessionnaire impossible (lettre c) ; contrôle commun d'une officine et d'une société de téléconsultation impossible, la lettre c visant l'entreprise qui contrôle une entreprise de soins et la lettre e fermant le montage inverse où le concessionnaire contrôlerait la société de soins. Le régime de retrait est lui aussi établi, contrairement à ce qu'indiquait la rédaction antérieure : l'apotekloven § 2-13 alinéa 1 dispose que « le ministère peut retirer la concession officinale si les conditions des §§ 2-2 et 2-3 ne sont plus remplies » — une prise de contrôle ultérieure expose donc la concession existante à un retrait. Un partenariat purement contractuel reste hors du champ de cette règle capitalistique — mais il se heurte alors au § 40 de l'apotekforskriften (ci-dessus).S9S10
Implantation collectivités / entreprises
ouiLa voie officinale étant fermée, les canaux alternatifs sont ouverts et, pour l'un d'eux, explicitement financés. (1) COMMUNES : la merknad B9 reconnaît et rémunère la vidéoconsultation depuis une centrale de garde vers un satellite où le patient est assisté par du personnel soignant ; le projet Pilot legevakt du Helsedirektoratet a validé ce modèle et les districts pilotes l'ont pérennisé. La commune d'Oslo exploite par ailleurs son propre service public de vidéoconsultation, « Kommunal nettlege », opéré par la Helseetaten, ouvert tous les jours de 10h à 22h. C'est le canal le plus cohérent avec la borne assistée de Medadom, mais il passe par la commande publique. (2) ENTREPRISES et ASSUREURS : canal éprouvé et sans obstacle réglementaire ; Dr.Dropin est distribué en marque blanche par Gjensidige, SpareBank 1 et JBF. (3) RETAIL non officinal : aucun obstacle identifié, mais aucun précédent trouvé.S4S30S27S29S34
Faisabilité borne
faible

F · Solvabilité

Remboursement public
ouiCONDITION D'ACCÈS DÉCISIVE, ET C'EST LA VRAIE BARRIÈRE NORVÉGIENNE. La folketrygdloven § 5-4 al. 2 dispose : « L'aide médicale n'est prise en charge que si le médecin dispose d'une convention de médecin traitant avec la commune, ou d'une convention de subvention d'exploitation avec une entreprise régionale de santé. La convention de médecin traitant ou de subvention d'exploitation n'est pas exigée lorsque les soins sont dispensés par la garde médicale communale ou relèvent de l'urgence. » Un médecin salarié d'un opérateur privé sans l'une de ces conventions n'ouvre AUCUN droit à remboursement : le patient paie l'intégralité. Helsenorge le rappelle : si le médecin n'a pas de convention de règlement direct avec Helfo, il doit en informer le patient avant le début des soins, qui supporte alors la totalité de la facture. S'y ajoute la merknad B9, qui réserve la consultation numérique remboursée au médecin traitant du patient ou à son remplaçant. En clair : la téléconsultation est remboursée à parité en Norvège, mais uniquement dans le cadre de la fastlegeordning ou de la garde communale. NUANCE AJOUTÉE EN VÉRIFICATION (7 août 2026, texte primaire) : le verrou n'est pas gravé au niveau législatif de façon irréversible. Le § 5-4 alinéa 4 in fine habilite expressément le ministère à « faire par voie réglementaire des exceptions qui ÉLARGISSENT le cercle des médecins visés à l'alinéa 2 » (« kan i forskrift gjøre unntak som utvider kretsen av leger etter annet ledd »). L'ouverture du remboursement à des médecins hors fastlegeavtale ne suppose donc pas une loi, mais un simple règlement ministériel — ce qui fait de ce verrou un objet de plaidoyer réglementaire et non un obstacle constitutionnel. À rapprocher de la commission Bovim (rapport dû le 1er novembre 2026). Le § 22-2 (oppgjørsavtale, règlement direct) reste par ailleurs une condition distincte et cumulative.tarif Consultation numérique vidéo chez le fastlege (takst 2av) : honoraire total 193 NOK, dont 179 NOK à la charge du patient (egenandel) et 14 NOK de remboursement folketrygd — soit environ 16,5 € au total, dont environ 15,3 € de reste à charge (conversion indicative, taux non vérifié en source). Consultation présentielle (takst 2ad) : 194 NOK / 179 NOK d'egenandel. Supplément spécialiste en médecine générale (takst 2dd) : +56 NOK. Soir et garde : egenandel 301 NOK (environ 25,7 €), 357 NOK chez un spécialiste. Ces montants ne représentent qu'une part du revenu du fastlege, qui perçoit en outre un forfait par habitant inscrit (per capita-tilskudd) versé par la commune ; ce forfait a été relevé de 8,3 % au 1er juillet 2026.parite presentiel ouiplafonds Aucun plafond en nombre d'actes. Plafond annuel de reste à charge (frikort) : 3 278 NOK en 2026 (environ 280 €), au-delà duquel les soins deviennent gratuits. Gratuité pour les moins de 16 ans ; exonération étendue aux 16-17 ans à compter du 1er août 2026.S5S4S6S7S8
Assurance privée
partiellementMarché d'assurance santé privée réel mais complémentaire, très majoritairement financé par l'employeur : 874 396 personnes couvertes par une behandlingsforsikring fin juin 2024 selon Finans Norge (soit environ 15 % de la population), en progression de 4,3 % sur un an. Ces contrats couvrent surtout l'accès accéléré aux soins spécialisés privés, et intègrent désormais fréquemment un accès illimité à la vidéoconsultation : Gjensidige, SpareBank 1 et JBF distribuent le service de Dr.Dropin dans leurs offres. Le survey IBA qualifiait en 2022 l'assurance médicale privée de « limitée ».S34S29S14
Reste à charge
Reste à charge élevé en valeur faciale mais plafonné : 179 NOK par consultation (présentielle ou numérique, sans différence), 301 NOK le soir ou en garde, jusqu'au plafond annuel de 3 278 NOK. Hors convention, le prix est intégralement libre et intégralement à la charge du patient : Dr.Dropin affiche 375 NOK forfaitaires pour une consultation vidéo (environ 32 €). Le pouvoir d'achat norvégien rend ce niveau de reste à charge socialement acceptable — c'est d'ailleurs la base du marché privé existant.S6S7S29
Verdict solvabilité
partielle

G · Marché et concurrence

Population
5 633 770 habitants à la fin du 1er trimestre 2026, soit au 31 mars 2026 (SSB, publié le 20 mai 2026 — vérification du 7 août 2026 : il s'agit du chiffre de fin de trimestre, non du 1er janvier)
Dépense de santé / hab.
85 845 NOK par habitant en 2023, soit environ 7 340 € (conversion indicative) ; 474 milliards NOK au total, 10,5 % du PIB, dont 86 % financés par les administrations publiques (SSB, helseregnskap, publié le 30 avril 2026). Parmi les niveaux de dépense par habitant les plus élevés d'Europe.
Densité médicale
Parmi les plus élevées de l'OCDE : 4,7 médecins en exercice pour 1 000 habitants en 2017 selon SSB (moyenne OCDE 3,5), environ 5 pour 1 000 selon les évaluations plus récentes, 4e rang de l'OCDE. Chiffre officiel consolidé 2025-2026 non déterminé.
Zones sous-denses
La pénurie n'est pas une pénurie de médecins mais une pénurie de médecins traitants, et elle est géographiquement très marquée. Pic de la crise en 2022-2023 avec plus de 235 000 habitants sans fastlege ; environ 180 000 en mai 2025, en amélioration nette dans les grandes villes mais toujours en crise dans le Nord (Finnmark, Troms) et les districts ruraux. Le gouvernement revendique environ 800 fastleger supplémentaires depuis fin 2021 et 240 000 habitants ayant retrouvé un médecin traitant. La géographie norvégienne — vallées, îles, Grand Nord — est l'argument historique du pays en faveur de la télémédecine.
Acteurs installés
  • nom Kry (groupe Livi)modele Application de vidéoconsultation grand public ; offre B2B « Kry fastleger » de soutien opérationnel aux cabinets de médecins traitants (outils numériques, IA de transcription, réception numérique infirmière, couverture de remplacement par des médecins expérimentés en vidéo et e-consultation). Le modèle contourne l'impossibilité pour une société de détenir un contrat de médecin traitant. L'existence d'un partenariat de distribution actuel avec la chaîne Apotek 1, affirmée par les rédactions antérieures, est NON DÉTERMINÉE : la page apotek1.no/legekonsultasjon citée en source a été consultée trois fois (6 et 7 août 2026) et ne rend qu'une page de catégories de produits, sans aucune mention d'un prestataire de téléconsultation.
  • nom Dr.Dropinmodele Cliniques physiques sans rendez-vous + vidéoconsultation à prix fixe 375 NOK ; plus de 50 médecins généralistes ; distribution B2B2C par les assureurs (Gjensidige, SpareBank 1, JBF). Entièrement hors remboursement public. A été sanctionné en 2019 par le Conseil d'éthique médicale pour un programme de points de fidélité aérienne.
  • nom Legevisittmodele Vidéoconsultation et clinique privées. Le canal de distribution officinal (chaîne Apotek 1) affirmé par les rédactions antérieures n'a pas pu être vérifié : non déterminé.
  • nom Oslo kommune — Kommunal nettlegemodele Service PUBLIC municipal de vidéoconsultation opéré par la Helseetaten d'Oslo, réservé aux résidents d'Oslo, ouvert tous les jours 10h-22h, egenandel classique. Exclut examen physique, accès au dossier, prescription de médicaments accoutumants et arrêts de travail.
  • nom Satellites de garde (legevaktsatellitter)modele Modèle public de téléconsultation ASSISTÉE : médecin en centrale de garde, patient assisté par du personnel soignant dans un satellite. Validé par le projet Pilot legevakt du Helsedirektoratet et pérennisé par les districts pilotes ; explicitement rémunéré par la merknad B9. C'est le seul modèle « borne assistée » reconnu et financé en Norvège.
  • nom Norsk Medisinaldepot / Vitusapotek + Kry (2017)modele SEULE tentative connue de borne de téléconsultation en officine : iPad fixes connectés à Kry dans des espaces cloisonnés. Service interdit par le Legemiddelverket le 26 septembre 2017 et déclaré illégal par le ministère de la Santé le 27 février 2018.
Source ids
  • S19
  • S20
  • S36
  • S28
  • S29
  • S27
  • S30
  • S11
  • S39
Verdict marché
moyen

H · Caractère conjoncturel

Cadre en mouvement
oui
Réformes en cours
  • intitule Nouvelle fastlegeforskrift (FOR-2025-12-02-2405) — obligation pour tout médecin traitant d'offrir des consultations par vidéo, texte et téléphoneetat en vigueurecheance en vigueur au 01/01/2026 ; § 16 al. 2 d au 01/04/2026 ; modifiée le 15/06/2026 avec effet au 01/07/2026impact attendu Normalise et généralise la téléconsultation dans le secteur public de premier recours. Effet ambivalent pour Medadom : la demande de solutions numériques explose chez les 5 000+ cabinets de médecins traitants, mais l'offre publique devient elle-même distancielle, ce qui érode la proposition de valeur d'un opérateur privé de primo-recours.S3S25S33
  • intitule Proposition d'extension du régime d'agrément (godkjenningsordning) aux prestataires privés de santé, aujourd'hui limité aux soins spécialisés, notamment à la médecine généraleetat proposition gouvernementaleecheance non déterminéeimpact attendu RISQUE PRINCIPAL À 24 MOIS. Motif affiché : empêcher les acteurs commerciaux d'aggraver la pénurie de personnel de santé dans le secteur public. Transformerait la réponse « aucun agrément de plateforme requis » du bloc D.S23
  • intitule Helsereformutvalget (commission Bovim) — modèles d'organisation, de pilotage et de financement d'un service de santé intégréetat commission nommée le 29/08/2025echeance rapport dû le 01/11/2026impact attendu Refonte possible de l'architecture de financement, y compris de la fastlegeordning et du régime de conventionnement — c'est-à-dire du verrou identifié au bloc F. Commission critiquée pour n'avoir pas associé les acteurs privés.S22
  • intitule Helsepersonellplan 2040 — plus de 150 mesures, dont des pilotes de services de santé en officine et une extension des droits de prescription et de vaccination des pharmaciensetat plan présentéecheance présenté le 12/06/2026impact attendu Ouverture politique sur les services de santé en officine — mais orientée vers les PHARMACIENS, pas vers les médecins. Aucune annonce de révision de l'apotekforskriften § 40. À surveiller comme fenêtre possible de plaidoyer réglementaire.S35S24
  • intitule Modifications de la normaltariffen au 1er juillet 2026 : tarification à la tranche de 5 minutes au-delà de 20 minutes (takst 2cd), nouvelles takster liées à l'arrêt de travail (2sm, 2j), nouvelle takst 2cdl pour la garde de jour, suppression de la takst 2afs ; existence d'une série complète de takster « SYKEPLEIER » (S1ad à S2hd, dont S2av « digital konsultasjon, video, hos fastlege ») permettant à un infirmier du cabinet de réaliser et de facturer une consultation, y compris en vidéoetat en vigueurecheance 01/07/2026impact attendu CORRECTION DE VÉRIFICATION (7 août 2026) : l'affirmation d'une « délégation à un infirmier remboursée à 75 % du tarif », issue d'un blog professionnel, est RÉFUTÉE par la source primaire. Relevé directement dans la normaltariffen en vigueur : la takst infirmière S2ad (consultation) et la takst S2av (consultation numérique vidéo) ont un honoraire de 179 NOK, intégralement constitué de l'egenandel du patient, AVEC UN REMBOURSEMENT FOLKETRYGD NUL — contre 194 NOK / 15 NOK de refusjon pour la takst médecin 2ad et 193 NOK / 14 NOK pour la takst médecin 2av. La consultation infirmière est donc tarifée à 92 % de la consultation médicale mais n'ouvre aucun droit à remboursement public. L'espace ouvert pour un modèle de téléconsultation ASSISTÉE à l'intérieur du cabinet ou d'un point avancé communal est donc réel dans la nomenclature, mais entièrement à la charge du patient.S8S4
  • intitule Mise en œuvre du règlement EHDS (« helsedataforordningen ») — consultation publique sur une nouvelle loietat consultation publiqueecheance non déterminéeimpact attendu Harmonisation de l'accès aux données de santé ; effet neutre à positif pour un opérateur transfrontalier.S32
Débats actifs
Trois débats structurants. (1) La « todeling » du système de santé — la place des acteurs commerciaux et de l'assurance privée est le sujet politique dominant ; le budget 2026 supprime le remboursement de certains examens de laboratoire privés, et le gouvernement travaille sur l'agrément des prestataires privés. (2) Le bon usage des takster de consultation numérique : Helfo a publié un rapport de contrôle des demandes de remboursement des médecins traitants, concluant qu'un grand nombre les utilisent à tort ou les documentent insuffisamment — le risque de requalification est réel. (3) La qualité de la prescription en téléconsultation, en particulier des antibiotiques : la recommandation nationale décourage la prescription sans examen clinique, et la recherche norvégienne documente une prescription antibiotique supérieure en consultation numérique. Aucune position publique norvégienne sur l'arrêt CJUE C-115/24 n'a été trouvée, alors même que la Norvège est liée par les directives 2011/24/UE et 2000/31/CE via l'accord EEE.
Dispositions COVID
Il n'y a jamais eu d'autorisation spécifique de la télémédecine pendant la pandémie, la législation norvégienne étant déjà technologiquement neutre ; les autorités ont seulement encouragé le distanciel et accordé un droit temporaire de délivrer un arrêt de travail sur la base d'une téléconsultation. Cette dernière souplesse est aujourd'hui pérenne : la merknad B9 de la normaltariffen prévoit que la consultation numérique peut être utilisée pour un arrêt de travail si les conditions de la folketrygdloven § 8-7 sont réunies — alors que le survey IBA relevait encore en 2022 que la consultation physique était exigée en pratique. Aucune disposition COVID en sursis identifiée.Statut pérenniséesS14S4
Stabilité à 24 mois
moyenne
Synthèse conjoncture
Le socle juridique — neutralité technologique, absence de loi spécifique, absence de quota, absence d'agrément — est stable et ancien. Ce qui bouge, c'est l'organisation et le financement : la nouvelle fastlegeforskrift est entrée en vigueur en 2026, la commission Bovim rend son rapport le 1er novembre 2026, et le gouvernement prépare un régime d'agrément des prestataires privés de santé explicitement motivé par la volonté de contenir les acteurs commerciaux. Un entrant privé étranger arriverait donc dans une fenêtre politique défavorable. À l'inverse, l'obligation faite aux médecins traitants d'offrir du distanciel et les pilotes de services de santé en officine du Helsepersonellplan 2040 créent une demande institutionnelle réelle.

Sources citées (41)

  1. PRIMAIRE S1 — Lov om helsepersonell m.v. (helsepersonelloven) — LOV-1999-07-02-64 · Lovdata — Norvège · 1999-07-02
    https://lovdata.no/dokument/NL/lov/1999-07-02-64
    Version consolidée. Entrée en vigueur 2001-01-01 ; dernière modification LOV-2026-06-19-42. §§ 2, 4, 6, 9, 11, 13, 16, 18 lus intégralement.
  2. PRIMAIRE S2 — Helsepersonelloven med kommentarer — Lovens formål, virkeområde og definisjoner · Helsedirektoratet · non déterminé
    https://www.helsedirektoratet.no/rundskriv/helsepersonelloven-med-kommentarer/lovens-formal-virkeomrade-og-definisjoner
    Commentaire officiel du § 2 ; qualifie la question transfrontalière de non tranchée.
  3. PRIMAIRE S3 — Forskrift om fastlegeordning i kommunene (fastlegeforskriften) — FOR-2025-12-02-2405 · Lovdata — Norvège · 2025-12-02
    https://lovdata.no/dokument/SF/forskrift/2025-12-02-2405
    En vigueur 2026-01-01 ; § 16 al. 2 d au 2026-04-01 ; dernière modification FOR-2026-06-15-1084 avec effet 2026-07-01. §§ 1 à 27 lus.
  4. PRIMAIRE S4 — Normaltariffen — takster et merknader (2ad, 2as, 2at, 2av, 2bd, 2hd ; merknad B1 et B9) · Den norske legeforening / Helse- og omsorgsdepartementet · 2026-07-01
    https://normaltariffen.no/
    Édition numérique, mise à jour en continu ; consultée et RELEVÉE LIGNE À LIGNE le 7 août 2026 lors de la vérification adversariale. Montants confirmés exactement : takst 2ad honorar 194 NOK / refusjon 15 / egenandel 179 ; takst 2av honorar 193 / refusjon 14 / egenandel 179 ; takst infirmière S2ad et S2av honorar 179 / refusjon néant / egenandel 179 ; 2bd 131 NOK non remboursée. Merknader B1 et B9 lues intégralement en norvégien et citées mot à mot.
  5. PRIMAIRE S5 — Lov om folketrygd (folketrygdloven) § 5-4 Legehjelp · Lovdata — Norvège · 1997-02-28
    https://lovdata.no/lov/1997-02-28-19/%C2%A75-4
    Texte du § 5-4 lu intégralement ; dernière modification du paragraphe : loi du 24 juin 2011 n° 30, en vigueur 2012-01-01.
  6. PRIMAIRE S6 — Prisliste — Priser hos fastlegen, gjeldende fra 1. juli 2025 til 30. juni 2026 (takstplakat) · Den norske legeforening / Normaltariffen · 2025-07-01
    https://storage.googleapis.com/prod_normaltariffen_bucket/normaltariffen/pdfs/takstplakat_fastlege_2025-2026.pdf
    ⚠ SOURCE PÉRIMÉE SIGNALÉE EN VÉRIFICATION : ce takstplakat porte la mention « gjeldende fra 1. juli 2025 – 30. juni 2026 », sa période de validité est donc expirée. Il ne contient au demeurant que des EGENANDELER, pas les honoraires. Les montants qu'il porte (179 NOK jour / 301 NOK soir-garde ; supplément spécialiste 56/41 ; supplément hors fastlegeordning 131) restent exacts au 7 août 2026, deux vérifications indépendantes le confirmant : Helfo indique qu'aucune egenandel de médecin n'a changé au 1er juillet 2026, et Helsenorge affiche toujours 179/301 NOK et le plafond frikort de 3 278 NOK. Les honoraires proviennent désormais de S4 (relevé direct).
  7. PRIMAIRE S7 — Egenandel hos lege · Helsenorge — Norsk helsenett SF · non déterminé
    https://www.helsenorge.no/betaling-for-helsetjenester/betaling-hos-lege
    Confirme la parité tarifaire vidéo/présentiel, le plafond frikort 3 278 NOK en 2026, et l'obligation d'information si le médecin n'a pas de convention avec Helfo.
  8. PRIMAIRE S8 — Endringer i regelverk og takster for leger fra 1. juli 2026 · Helfo — Helseøkonomiforvaltningen · 2026-07-01
    https://www.helfo.no/nyheter/endringer-i-regelverk-og-takster-for-leger-fra-1.juli-2026
    Aucun changement d'egenandel ; exonération des 16-17 ans à compter du 1er août 2026.
  9. PRIMAIRE S9 — Lov om apotek (apotekloven) — LOV-2000-06-02-39, en particulier §§ 2-3, 3-4, 4-1, 4-5 · Lovdata — Norvège · 2000-06-02
    https://lovdata.no/dokument/NL/lov/2000-06-02-39
    En vigueur 2001-03-01 ; dernière modification LOV-2026-06-19-44 avec effet 2026-07-01. §§ 2-2, 2-3 et 2-13 relevés MOT À MOT sur le texte consolidé le 7 août 2026. Le § 2-3 comporte CINQ lettres a à e, la lettre e disposant « Søker har kontroll over et foretak som tar syke i behandling » ; l'affirmation contraire portée par une rédaction antérieure de la fiche (quatre lettres, absence de lettre e) est réfutée. Le § 2-13 al. 1 permet le retrait de la concession si les conditions du § 2-3 cessent d'être remplies.
  10. PRIMAIRE S10 — Forskrift om apotek (apotekforskriften) — FOR-2001-02-26-178, §§ 21 et 40 · Lovdata — Norvège · 2001-02-26
    https://lovdata.no/dokument/SF/forskrift/2001-02-26-178
    En vigueur 2001-03-01 ; dernière modification FOR-2026-01-15-46. Le § 40 est dans sa rédaction d'origine, aucune note de modification.
  11. PRESSE S11 — HOD har konkludert: Digital legekonsultasjon i apotek er ulovlig · Dagens Medisin Pharma · 2018-02-27
    https://pharma.dagensmedisin.no/apotek/hod-har-konkludert-digital-legekonsultasjon-i-apotek-er-ulovlig/161187
    Rend compte de la décision du Helse- og omsorgsdepartementet rejetant le recours de NMD. Article retéléchargé et relu intégralement le 7 août 2026 en vérification adversariale : il reproduit MOT À MOT deux extraits de la décision, dont le passage décisif (« Det avgjørende for departementet er at apoteket tilrettelegger en konkret legetjeneste ved å ha iPad fast installert og ferdig koblet opp til KRY-legene i sine lokaler… »), ainsi que le texte du § 40 et la demande de NMD tendant à la suppression ou à la modernisation de la disposition. Source de presse spécialisée : la décision ministérielle elle-même n'a pas été retrouvée en texte intégral, mais sa teneur est citée directement.
  12. PRESSE S12 — Legemiddelverket pålegger NMD å stanse digitale legekonsultasjoner i sine apotek · Norsk Farmaceutisk Tidsskrift (Farmatid) · 2017-09-26
    https://www.farmatid.no/aktuelt/nyheter/legemiddelverket-palegger-nmd-a-stanse-digitale-legekonsultasjoner-i-sine-apotek
    Détaille l'injonction du Legemiddelverket, son fondement (apotekforskriften § 40) et le retrait du service le 2 octobre 2017.
  13. PRIMAIRE S13 — Etiske regler for leger · Den norske legeforening · 2025
    https://www.legeforeningen.no/om-oss/Styrende-dokumenter/legeforeningens-lover-og-andre-organisatoriske-regler/etiske-regler-for-leger/
    Mention exacte en tête du texte : « Vedtatt av Den norske legeforenings landsstyre 1961, med endringer 1969, 1975, 1983, 1989, 1992, 1994, 1997, 2008, 2014, 2015, 2021 og 2025. » Texte intégral des quatre chapitres (I, 12 §§ ; II, 8 §§ ; III, 5 §§ ; IV, 6 §§) relevé mot à mot le 7 août 2026 en vérification adversariale. CONFIRMÉ : aucun chapitre sur l'exercice salarié, aucune règle anti-productivité, aucune interdiction du partage d'honoraires. CORRIGÉ : I § 8 porte uniquement sur la prise en compte de l'économie du patient et l'interdiction d'honoraires déraisonnables ; c'est I § 9 qui contient la règle sur les méthodes ET canaux de communication ainsi que la phrase « En lege må ikke la seg presse til å bruke medisinske metoder legen finner faglig ukorrekte ».
  14. JURIDIQUE S14 — IBA Healthcare and Life Sciences Law Committee — Telemedicine Survey: Norway · International Bar Association (auteurs : Marie Vaale-Hallberg, Ingvild Hanssen-Bauer, Åge Ljøstad Nilsen, Solveig Bøe, cabinet Kvale) · 2022-11-29
    https://www.ibanet.org/document?id=Healthcare-Telemedicine-Survey-Norway
    Réponses arrêtées au 29 novembre 2022, publication du survey le 28 novembre 2023 : source vieille de plus de 3 ans, recoupée systématiquement avec les textes en vigueur. Point périmé identifié : l'arrêt de travail en téléconsultation, désormais admis.
  15. PRIMAIRE S15 — Normen — Faktaark 54 : Videokonsultasjon · Helsedirektoratet · 2020-04-16
    https://www.helsedirektoratet.no/normen/videokonsultasjon-faktaark-54/videokonsultasjon
    Exigences de sécurité, analyse de risque, AIPD, accord de sous-traitance ; admet l'équipement de l'établissement comme celui du patient.
  16. PRIMAIRE S16 — Normen — Bruk av skytjenester til behandling av helse- og personopplysninger · Helsedirektoratet · 2023-06-08
    https://www.helsedirektoratet.no/normen/bruk-av-skytjenester-til-behandling-av-helse-og-personopplysninger
    Organise le recours à un sous-traitant hors UE/EEE sous condition de fondement de transfert conforme au chapitre V du RGPD.
  17. PRIMAIRE S17 — Forskrift om rekvirering og utlevering av legemidler m.m. — FOR-2022-06-02-977 · Lovdata — Norvège · 2022-06-02
    https://lovdata.no/dokument/SF/forskrift/2022-06-02-977
    En vigueur 2022-09-16. Vérification d'identité si patient inconnu (§ 5-4) ; limites des groupes A et B ; reconnaissance des ordonnances EEE.
  18. PRIMAIRE S18 — Antibiotika i primærhelsetjenesten — Antibiotikaforskrivning ved telefon- eller e-konsultasjon · Helsedirektoratet · 2026-06-30
    https://www.helsedirektoratet.no/retningslinjer/antibiotika-i-primaerhelsetjenesten/antibiotikaforskrivning-ved-telefon-eller-e-konsultasjon
    Date de dernière mise à jour établie en vérification : 30 juin 2026. Libellé exact relevé : « Leger bør som hovedregel ikke skrive ut antibiotika uten å foreta klinisk - og eventuelt supplerende undersøkelser ». Verbe « bør » (devrait) et non « skal ikke » : recommandation forte, non interdiction. La première rédaction de la fiche en donnait une paraphrase plus faible que le texte.
  19. INSTITUTIONNEL S19 — Befolkning — statistikk · Statistisk sentralbyrå (SSB) · 2026-05-20
    https://www.ssb.no/befolkning/folketall/statistikk/befolkning
    5 633 770 habitants à la FIN DU 1er TRIMESTRE 2026 (31 mars 2026), publié le 20 mai 2026. Correction de vérification : la première rédaction datait ce chiffre du 1er janvier 2026.
  20. INSTITUTIONNEL S20 — Helseregnskap — helseutgifter · Statistisk sentralbyrå (SSB) · 2026-04-30
    https://www.ssb.no/nasjonalregnskap-og-konjunkturer/nasjonalregnskap/statistikk/helseregnskap
    Données de référence 2023 : 474 Md NOK, 85 845 NOK/habitant, 10,5 % du PIB, 86 % de financement public. SSB signale une table retirée pour erreur, publication corrigée à venir.
  21. PRIMAIRE S21 — Helfo har kontrollert fastlegers bruk av takster for e-konsultasjoner · Helfo · 2024-06-06
    https://www.helfo.no/nyheter/helfo-har-kontrollert-fastlegers-bruk-av-takster-for-e-konsultasjoner
    Date établie en vérification : publié le 6 juin 2024, mis à jour le 10 juin 2024. Contrôle par sondage de 349 factures d'e-consultations de fastleger indépendants sur la période 1er juillet 2022 – 30 juin 2023 : 151 rejetées, taux d'erreur pondéré de 41,8 % (55 % lorsque Helfo prenait en charge l'egenandel, 26,1 % lorsque le patient la payait). Contrôle portant exclusivement sur la QUALIFICATION et la documentation des actes, JAMAIS sur un volume : aucune mention d'un plafond, d'un quota, d'une part maximale ni d'un volume maximal. Confirme en source primaire l'absence de quota, et documente un risque de requalification élevé.
  22. PRIMAIRE S22 — Helsereformutvalget · Helse- og omsorgsdepartementet — Norvège · 2025-08-29
    https://nettsteder.regjeringen.no/helsereformutvalget/
    Commission présidée par Gunnar Bovim, nommée le 29 août 2025, rapport dû le 1er novembre 2026.
  23. PRESSE S23 — Nå foreslås godkjenningsordning av private helsetilbydere · Fagforbundet · 2025-04-10
    https://www.fagforbundet.no/a/382755/nyheter/na-foreslas-godkjenningsordning-av-private-helsetilbydere/
    Date établie en vérification : 10 avril 2025. Rend compte de la proposition gouvernementale d'élargir le régime d'agrément au-delà des soins spécialisés : « det loven i dag åpner kun for å kreve godkjenning av virksomheter som tilbyr spesialisthelsetjenester… men at det nå skal gjelde andre som for eksempel allmennlegetjenester ». La consultation publique (høring) est close, le syndicat ayant déposé sa réponse. Périmètre confirmé comme incluant les allmennlegetjenester ; véhicule législatif et calendrier restent non déterminés. Source syndicale de niveau presse : le texte gouvernemental lui-même n'a pas été atteint.
  24. PRESSE S24 — Vestre vil gi apotek større rolle i helsetjenesten · Apotekforeningen · 2026-06-12
    https://www.apotek.no/vestre-vil-gi-apotek-st%C3%B8rre-rolle-i-helsetjenesten
    Helsepersonellplan 2040 : pilotes limités de services de santé en officine et extension des droits de vaccination des pharmaciens. Aucune mention de consultation médicale en officine ni de révision de l'apotekforskriften § 40.
  25. PRIMAIRE S25 — Ny fastlegeforskrift vedtatt — Legeforeningen fikk gjennomslag · Den norske legeforening · non déterminé
    https://www.legeforeningen.no/jus-og-arbeidsliv/tillitsvalgt/artikler-for-nyhetsbrev/naringsdrivende-leger/ny-fastlegeforskrift-vedtatt/
    Analyse par l'association professionnelle : obligation numérique au 1er avril 2026, absence de droit du patient à la consultation numérique, relèvement de l'âge limite de 75 à 80 ans.
  26. PRIMAIRE S26 — Skriftlig spørsmål fra Marian Hussein til helse- og omsorgsminister Ingvild Kjerkol — bonus og insentiver hos kommersielle aktører (spørsmål n° 82530) · Stortinget · 2023-05-31
    https://www.stortinget.no/no/Saker-og-publikasjoner/Sporsmal/Skriftlige-sporsmal-og-svar/Skriftlig-sporsmal/?qnid=82530
    Question du 22 mai 2023, réponse du 31 mai 2023 : les dispositifs de rémunération ne doivent pas avoir d'effets négatifs sur la qualité ; aucun lien établi entre les problèmes constatés et les bonus.
  27. PRIMAIRE S27 — Kommunal nettlege · Oslo kommune — Helseetaten · non déterminé
    https://www.oslo.kommune.no/helse-og-omsorg/helsetjenester/kommunal-nettlege/
    Service public municipal de vidéoconsultation, réservé aux résidents d'Oslo, ouvert 10h-22h.
  28. PRESSE S28 — Kry fastleger — driftshjelp for legekontor · Kry Norge · non déterminé
    https://www.kry.no/kry-fastleger/
    Communication d'acteur. Modèle de fourniture de services aux cabinets de médecins traitants, non de détention de cabinets.
  29. PRESSE S29 — Dr.Dropin — legetjenester via video, fastpris 375 kr · Dr.Dropin AS · non déterminé
    https://www.drdropin.no/video
    Communication d'acteur. Prix de 375 NOK relevé via un résultat de recherche renvoyant au titre de la page ; page non consultée intégralement.
  30. PRIMAIRE S30 — Pilot legevakt — oppsummering og anbefaling av prosjektet, sammendrag · Helsedirektoratet · 2023-03-31
    https://www.helsedirektoratet.no/rapporter/pilot-legevakt-oppsummering-og-anbefaling-av-prosjektet/sammendrag
    Évaluation de la vidéoconsultation en satellite de garde : modèle jugé satisfaisant, repris en exploitation courante par les districts pilotes.
  31. PRIMAIRE S31 — CJUE, 11 septembre 2025, aff. C-115/24, UJ c/ Österreichische Zahnärztekammer · EUR-Lex — Union européenne · 2025-09-11
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:62024CJ0115
    Cité pour mémoire. Aucune prise de position norvégienne trouvée ; la Norvège est liée par les directives 2011/24/UE et 2000/31/CE via l'accord EEE, mais les arrêts postérieurs de la CJUE ne s'imposent pas automatiquement aux États AELE.
  32. PRIMAIRE S32 — Felles europeisk helsedataområde (EHDS) · Helsedirektoratet · non déterminé
    https://www.helsedirektoratet.no/om-oss/internasjonalt-samarbeid/felles-europeisk-helsedataomrade-ehds
    Transposition prévue sous le nom de helsedataforordningen ; consultation publique sur une loi de mise en œuvre en cours.
  33. PRESSE S33 — Ny fastlegeforskrift 2026 : alle endringer du må kjenne til · Journalhjelp · 2026
    https://journalhjelp.no/blogg/ny-fastlegeforskrift-2026-endringer-guide
    ⚠ SOURCE RÉFUTÉE EN VÉRIFICATION ADVERSARIALE le 7 août 2026. Ce blog commercial était la seule source de l'affirmation « délégation de consultations à un infirmier salarié remboursée à 75 % du tarif ». Le relevé direct de la normaltariffen en vigueur contredit ce chiffre : les takster infirmières S2ad et S2av portent un honoraire de 179 NOK intégralement à la charge du patient, sans aucun remboursement de la folketrygd, soit 92 % de l'honoraire médecin et 0 % de remboursement. Cette source n'est plus utilisée pour aucune affirmation de la fiche.
  34. PRESSE S34 — Rekordmange har behandlingsforsikring, men bruken faller · Finans Norge, via NTB Kommunikasjon · 2024
    https://kommunikasjon.ntb.no/pressemelding/18645413/rekordmange-har-behandlingsforsikring-men-bruken-faller
    874 396 assurés en behandlingsforsikring fin juin 2024, +4,3 % sur un an. Communiqué non consulté intégralement, données issues d'un résultat de recherche.
  35. PRIMAIRE S35 — Slik skal regjeringen sikre nok helsepersonell — Helsepersonellplan 2040 · Helse- og omsorgsdepartementet — Norvège · 2026-06-12
    https://www.regjeringen.no/no/aktuelt/slik-skal-regjeringen-sikre-nok-helsepersonell/id3165406/
    Page inaccessible à la consultation automatisée (protection anti-robot) ; titre, date et contenu relevés via résultats de recherche et via S24. Plus de 150 mesures annoncées.
  36. PRESSE S36 — Fastlegekrisen : bedring i storbyene, krise i nord · Ordretten · 2025
    https://ordretten.com/artikkel/fastlegekrisen-bedring-i-storbyene-krise-i-nord
    Environ 180 000 habitants sans médecin traitant en mai 2025, contre un pic supérieur à 235 000. Donnée non consultée en source primaire Helfo.
  37. PRIMAIRE S37 — Fagprøven for leger utdannet utenfor EU/EØS og Sveits · Universitetet i Oslo — Det medisinske fakultet · non déterminé
    https://www.med.uio.no/studier/fagproven/
    Épreuve professionnelle exigée des médecins formés hors EEE.
  38. PRIMAIRE S38 — Autorisasjon og lisens for helsepersonell · Helsedirektoratet · non déterminé
    https://www.helsedirektoratet.no/tema/autorisasjon-og-spesialistutdanning/autorisasjon-og-lisens
    Autorisation d'État et registre HPR. L'absence d'exigence linguistique pour les candidats formés dans l'UE/EEE provient de la fiche Altinn du Helsedirektoratet, relevée via résultat de recherche.
  39. PRESSE S39 — Legekonsultasjon — Kry og Legevisitt · Apotek 1 Norge AS · non déterminé
    https://www.apotek1.no/legekonsultasjon
    ⚠ SOURCE NON PROBANTE — confirmé par une troisième consultation le 7 août 2026 (téléchargement direct, code HTTP 200, 157 ko) : la page ne rend qu'une arborescence de catégories de produits, sans aucune occurrence des mots « Kry », « Legevisitt », « legekonsultasjon » ou « video ». L'affirmation selon laquelle Apotek 1 distribuerait des vidéoconsultations Kry et Legevisitt réalisées hors de l'officine sur l'appareil du patient N'EST PAS ÉTABLIE ; elle a été retirée du bloc E et ramenée à « non déterminé » dans le bloc G.
  40. PRESSE S40 — Pålegger apotek å stanse « organisert helsehjelp » · Dagens Medisin Pharma · 2017-10
    https://pharma.dagensmedisin.no/apotek/palegger-apotek-a-stanse-organisert-helsehjelp/339173
    Détaille le raisonnement du Legemiddelverket : distinction entre le prêt passif d'un terminal et la fourniture active d'un service médical, motif du lien inopportun entre obtention et vente de médicaments.
  41. PRIMAIRE S43 — Fastlegens ansvar ved pasientens rett til valg av behandlingssted · Helsedirektoratet · non déterminé
    https://www.helsedirektoratet.no/lov-og-forskrift/rett-til-valg-av-behandlingssted/fastlegens-ansvar-ved-pasientens-rett-til-valg-av-behandlingssted
    Exigence d'orientation (henvisning) pour accéder aux soins spécialisés. Consultée via résultat de recherche.
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